Anne Vicente soutient sa thèse sur le développement d’un réseau trophique microbien standardisé le 16 octobre 2019 à l’Université de Lorraine

Le développement d’un réseau trophique microbien standardisé est le sujet de thèse d’Anne Vicente, qui a collaboré avec Crois/Sens, et elle soutient cette thèse le 16 octobre 2019 à l’Université de Lorraine.

réseau trophique

Voici un moment non négligeable dans la vie d’un.e doctorant.e puisqu’il s’agit de la soutenance !

Et c’est, en plus, celle d’Anne Vicente (très impliquée dans la médiation des sciences) qui a collaboré avec Crois/Sens (déjà la deuxième collaboratrice de Crois/Sens à soutenir après Dr Cécile Ezvan)) pour faire, notamment de :

  • l’amélioration de notre concept de CitéoSquare,
  • participation à l’organisation et à l’animation d’ateliers à destination des doctorant.e.s et docteur.e.s ( médiation des sciences, amélioration de la vie des doctorant.e.s et docteur.e.s )

L’intitulé de sa thèse :

« Développement d’un réseau trophique microbien standardisé pour l’évaluation de l’impact des contaminants sur les écosystèmes dulçaquicoles »

Le mot « dulçaquicole » provient du latin dulcis (« doux »), aqua (« eau ») et colo (« résider »), littéralement : « qui vit en eau douce ».

Pour avoir une idée de ce que cela veut dire, voici un résumé :

« Une des manières de préserver la nature consiste à évaluer les risques liés à la présence d’un contaminant dans l’environnement. Des tests dits « d’écotoxicité » sont alors réalisés en laboratoire pour définir la concentration au-delà de laquelle ce contaminant aurait un effet négatif sur les organismes vivants. Ces tests sont souvent réalisés sur des petits organismes, pas ou à peine visibles à l’œil nu, comme des bactéries ou des micro-crustacés.

Leur principal inconvénient est qu’ils sont « monospécifiques », c’est-à-dire qu’ils sont réalisés sur une seule espèce. Or, dans l’environnement, ces espèces sont multiples et en interaction les unes avec les autres, formant ce que l’on appel des réseaux trophiques. Le but de ma thèse a été de développer et de caractériser un réseau trophique microbien modèle pour évaluer la toxicité des contaminants. Suite à ces travaux, nous sommes en quelque sorte capables de recréer un écosystème aquatique miniature pouvant être utilisé pour produire des valeurs de référence plus pertinentes et permettre ainsi d’améliorer la préservation de l’environnement. »

Vous voulez en savoir plus, voici le résumé pour les spécialistes :

« Dans le cadre de l’évaluation du risque, des tests d’écotoxicité plus représentatifs de la réalité environnementale tenant compte de la complexité des écosystèmes doivent être développés. Malgré l’importance des microorganismes dans les écosystèmes et les processus fonctionnels associés, ceux-ci restent trop peu considérés dans les tests d’écotoxicité. Le principal objectif de cette thèse a donc été le développement d’un réseau trophique microbien modèle pour évaluer l’impact des contaminants sur les écosystèmes dulçaquicoles. Ce réseau est composé de rotifères (Brachionus calyciflorus, consommateurs primaires et secondaires) se nourrissant à la fois d’algues (Chlorella vulgaris, producteur primaire) et de protozoaires (Tetrahymena pyriformis, cilié bactérivore). Les protozoaires, associés à un consortium microbien nitrifiant produit au laboratoire, forment une boucle microbienne qui assure le lien trophique entre les bactéries et les métazoaires. Tous les organismes de ce réseau microbien sont en interaction les uns avec les autres de par des relations trophiques (proie-prédateur) et/ou de par les fonctions qu’ils assurent au sein de l’écosystème (production d’oxygène, production primaire, recyclage des nutriments). Le système est conditionné en volume de 4 mL et peut être suivi sur une durée d’au moins 28 jours sans renouvellement de milieu, permettant par exemple l’analyse de la résilience du système sur des temps longs. Afin d’évaluer au mieux les différents effets des polluants sur le réseau trophique, diverses méthodes analytiques ont été adaptées et testées sur ce système. Parmi elles, le suivi de la dynamique de population des rotifères s’est avéré être un paramètre probant pour évaluer de manière simple et rapide la réponse du réseau à des contaminants. »

Mots-clés :

réseau trophique, transfert trophique, compartiment microbien, écotoxicologie microbienne, évaluation des risques

Le jury sera composé de :

Directrice : Pascale BAUDA, Pr, Université de Lorraine 

Co-Directeur : Christophe PAGNOUT, MCF, Université de Lorraine

Rapporteure : Catherine SANTAELLA, CR HDR, Université Aix-Marseille II

Rapporteur : Stéphane PESCE, DR, Irstea Lyon-Villeurbanne

Examinatrice : Cécile BERNARD, Pr, MNHN Paris

Examinateur : Michael DANGER, MCF HDR, Université de Lorraine

Date : mercredi 16 octobre 2019 à 9h

Plus d’info ici : http://liec.univ-lorraine.fr/content/soutenance-de-these-de-mme-anne-vicente

Bravo Anne, on est tou.te.s avec toi !!!

Dr Sebastien Poulain, chargé de recherche Crois/Sens

Références :

VICENTE Anne, « Doctorat : réflexion sur des notions de « temps » et de « bien-vivre » », bien-vivre-maintenant.fr, 14 janvier 2019, https://bien-vivre-maintenant.fr/territoires/grand-est/nancy/doctorat-temps-et-bien-vivre/

réseau trophique
Nancy

POULAIN Sebastien, « Bien-vivre doctoral : des ateliers sur la vie sociale et le logement des doctorant.e.s à Nancy », bien-vivre-maintenant.fr, 3 décembre 2018, https://bien-vivre-maintenant.fr/territoires/grand-est/nancy/bien-vivre-doctoral/

POULAIN Sebastien, « Un atelier apero-dinatoire brainstorming doctoral au Collège doctoral européen de l’Université de Strasbourg le 15 avril », docdoorblog.wordpress.com, 2 avril 2019, https://docdoorblog.wordpress.com/2019/04/02/un-atelier-apero-dinatoire-brainstorming-doctoral-au-college-doctoral-europeen-de-luniversite-de-strasbourg-le-15-avril/

Strasbourg

POULAIN Sebastien, « Atelier brainstorming déjeunatoire pour améliorer la vie des chercheuses et chercheurs à Bordeaux le 14 juin ! », docdoorblog.wordpress.com, 31 mai 2018, https://docdoorblog.wordpress.com/2018/05/31/atelier-brainstorming-dejeunatoire-pour-ameliorer-la-vie-des-chercheuses-et-chercheurs-a-bordeaux-le-14-juin/

Bordeaux

POULAIN Sebastien, « Soutenance de thèse de Cécile Ezvan : « Valeurs du travail et capacités relationnelles, Réflexion éthique et managériale à partir de la pensée de Martha C. Nussbaum » », crois-sens.org, 15 octobre 2018, http://crois-sens.org/2018/10/15/soutenance-de-these-de-cecile-ezvan-valeurs-du-travail-et-capacites-relationnelles-reflexion-ethique-et-manageriale-a-partir-de-la-pensee-de-martha-c-nussbaum/

Transition environnementale : quel rôle pour les citoyens ?

transition environnementale

A l’occasion du colloque « Alter Innovation : pas de transition environnementale sans transformation des représentations et des comportements de chacun », organisé par l’INSEEC à l’Assemblée Nationale le 26 novembre 2018, Marc Desforges et Camille Morel ont participé à la table-ronde « La démocratie est-elle soluble dans l’impératif écologique ? ». Aux côtés de Sarah El Hairy, députée de Loire Atlantique et Eric Pliez, président Samu Social de Paris et DG d’Aurore, nous avons expliqué nos partis et notre méthode pour une transition environnementale et citoyenne.

 

L’un de nos premiers projets de mobilisation citoyenne a été l’opération « Mon Pavillon et Moi » menée à Epinal entre 2015 et 2018, pilotée par Crois-Sens en collaboration avec l’agglomération, les communes de Chavelot et Thaon les Vosges, l’ALEC, … L’objectif était de former des groupements de propriétaires de maisons individuelles dans une commune, qui partageaient les mêmes attentes en matière de rénovation énergétique. Un accompagnement personnalisé et collectif par un agent de terrain local favorisait le regroupement des commandes ce qui permettait de réaliser des économies d’échelles tout en créant du lien entre les membres du groupe. Peu à peu, l’objectif était de monter d’autres projets collectifs : des groupes de marche, des marchés de producteurs… Ce retour d’expérience nous a été précieux pour forger et améliorer une méthodologie de participation efficace.

En effet, deux méthodes existent pour réussir une transition qu’elle soit écologique, sociale, économique… :

  • soit top-down, impulsée par les élus, règlementaire, contraignante (passe souvent par la fiscalité donc souvent perçue comme « punitive »)
  • soit bottom-up, en cherchant à accompagner les citoyens en travaillant sur la demande, les usages et pratiques et sur leurs représentations et habitudes quotidiennes

La bonne nouvelle : les 2 méthodes sont complémentaires et doivent être utilisées pour repenser la transition environnementale. Crois/Sens ne remet pas en cause le pouvoir et le rôle des élus mais parie davantage sur l’implication citoyenne comme moteur d’un changement plus rapide et efficace. La méthode bottom-up que nous avons mise au point permet par une approche partant de l’engagement citoyen, de les impliquer dans l’action et d’en faire les acteurs locaux d’une transition plus légitime et mieux réussie. La capacité d’agir est la clé.

Quand des taxes ou réglementations sont imposées sans concertation et sans explication « par le haut », les citoyens ne les comprennent pas, y sont réfractaires, voire ne peuvent les appliquer car la fiscalité n’est pas adaptée à des modes de vie individuel et collectif qui n’ont pas encore effectué cette transition qui touche toutes les sphères (professionnelle, logement, énergie, santé, alimentation…). La transition doit se faire progressivement et globalement, de manière transversale. La justice environnementale va de pair avec la justice sociale.

Défis à relever : Notre première expérience, et celles que l’on mène depuis (ainsi que la littérature scientifique), montrent une grande difficulté des citoyens à s’engager dans des processus innovants par manque de confiance, de temps, d’intérêt face à une offre compliquée et multiple. Il faut trouver des nouvelles manières les moins brutales possibles pour les accompagner dans cette transition :

  1. Faire le pari du collectif pour trouver des réponses individuelles: à plusieurs, on va plus vite plus loin
  2. Passer du temps à débattre pour trouver un sens commun avant de se mettre en action et pouvoir créer du collectif. L’opération MPEM nous a fait prendre conscience de l’importance de garder une forme d’échanges et de débats tout au long du projet pour éviter qu’une fois le projet initial terminé, les groupements se disloquent et repartent vers des actions/intérêts individuels
  3. Commencer par des thématiques sur lesquelles les citoyens ont le sentiment d’avoir du pouvoir d’agir et d’avoir des retours individuels. L’expérience MPEM, issue d’un premier débat en 2015 à Epinal sur les conditions du bien-vivre, nous a appris que si la thématique qui avait été choisie au départ par les habitants était la rénovation, ils cherchaient des réponses immédiates à leurs besoins. Il nous apparaît donc maintenant essentiel de commencer par une thématique plus proche des citoyens : la santé, via l’alimentation et l’activité sportive. On s’intéresse à la santé globale qui vise à améliorer l’ensemble des conditions de vie : la santé physique mais également psychique, son insertion sociale, sa capacité d’agir, son impact environnemental, … Une fois les citoyens mobilisés autour d’un sujet, ils pourront être sensibilisés à des thématiques pour lesquelles la transition se fera à plus long terme : rénovation énergétique, mobilité, …

Notre proposition : cette méthode en trois temps (inform’action : temps du débat, cré’action : temps de l’expérimentation ; activ’action : déploiement) peut s’adapter à tous les domaines de la transition environnementale afin d’accompagner les citoyens dans le changement de leur pratiques et représentations. L’objectif est de partir de leurs habitudes, valeurs et besoins pour construire ensemble des projets accessibles à partir des ressources locales. Pour les accompagner dans cette transition environnementale, nous avons conçu un nouveau métier : « Entrepreneur du bien-vivre », un agent de terrain formé par Crois/Sens à l’animation du territoire, à l’identification et l’accompagnement de projets porteur de sens. Une première promotion de 4 personnes a eu lieu en 2018 qui poursuivent leur formation avant de s’immerger dans les territoires dans lesquels elles ont envie de s’investir et se sentent légitimes. Une deuxième formation sera lancée en 2019 afin de former de nouveaux EBV capables d’intervenir et de s’adapter sur chaque territoire.

L’engagement des citoyens dans une véritable transition durable ne va pas de soi, il leur faut du temps et surtout comprendre le sens de ce qui leur est demandé : ils ont un rôle à jouer dans cette transition ! La formation de personnes capables d’accompagner les citoyens dans les problématiques qu’ils rencontrent dans chaque territoire est l’une des clés de la réussite.

En conclusion, il y a besoin d’une réorganisation globale du système de décision et d’action/une rupture systémique, notamment en redéfinissant le rôle de l’élu dans le système d’acteurs qui doit guider et orienter (en donnant l’exemple) sans être le censeur. Les Entrepreneurs du bien-Vivre, en jouant le rôle de tiers, fluidifient cette transition, s’assurent que tout le monde y participe à la hauteur de ses moyens mais qu’elle n’accentue pas l’injustice socio-spatiale. Enfin, le citoyen redevient le moteur de la démocratie, celui qui impulse et affirme ses choix de société, en les mettant en pratique quotidiennement pour une transition volontaire et non subie.

 

Camille Morel

 

Références :

POULAIN Sebastien, « Inform’action pour un Festival UtopiC », crois-sens.org, 27 novembre 2018, http://crois-sens.org/2018/11/27/informaction-pour-un-festival-utopic/

POULAIN Sebastien, « Transition écologique : Crois-sens à l’Assemblée nationale », crois-sens.org, 31 octobre 2018, http://crois-sens.org/2018/10/31/transition-ecologique-crois-sens-a-lan/

 

Gouvernance inclusive et économie sociale et solidaire


Cécile Ezvan, Camille Morel et Sébastien Poulain interviennent le mardi 11 décembre 2018 de 11h à 12h30 sur le sujet « Gouvernance inclusive et alliances inédites : le cas de Mirecourt dans les Vosges analysé sous le prisme des capacités collectives » dans l’Atelier 12 : « Les formes de gouvernance multi-parties prenantes et inclusives » (salle D2) des 6èmes rencontres GESS (Gestion des Entreprises Sociales et Solidaires)  intitulé « ESS, Communs, Organisations alternatives : La gestion solidaire peut-elle fédérer autour d’une plus grande soutenabilité ? » organisé par l’IAE Paris les 10 et 11 décembre 2018.

Voici le programme :

Lundi 10 décembre 2018
9h30-12h Atelier doctoral (salles D1 et D2) – Animation : Nathalie Lallemand-Stempak
9h30-11h30 Atelier ouvrage GESS 2017 (salle D3)
11h30-12h30 Réunion des organisateurs (salle D3)
13h15-13h45 ACCUEIL DES CONGRESSISTES A l’IAE DE PARIS (Bâtiment B, lounge, 11 rue Watt, 75013 Paris) Métro Bibliothèque François Mitterrand ou tramway Avenue de France
13h45-14h Mots d’accueil, Eric Lamarque, Directeur de l’IAE de Paris et Nathalie Raulet-Croset, professeure à l’IAE de Paris (Lounge)

14h-15h30 : Séance plénière d’ouverture (Lounge) – Animation : Philippe Eynaud
• Jean-Louis Laville : De l’économie solidaire à la gestion solidaire • Genauto Carvalho de França Filho : Gestion solidaire et soutenabilité sociale • Corinne Gendron : Gestion solidaire et soutenabilité environnementale • Corinne Vercher-Chaptal : Gestion solidaire, soutenabilité et gestion des communs
15h30-16h Pause-Café, Lounge
16h-17h30 Ateliers en parallèle (Présentations des articles sélectionnés, au lounge et en salles D1, D2, D3, D4 ; 12 rue Jean Antoine de Baïf, 75013 Paris, 1er étage)
19h Accueil aux « Grands Voisins » avec une présentation de « Plateau-Urbain » coopérative d’urbanisme temporaire, par Simon Laisney, directeur général-fondateur (74 Avenue Denfert-Rochereau, 75014 Paris – Station Denfert Rochereau)
19h30 Repas aux « Grands Voisins » (inscription obligatoire)

Mardi 11 décembre 2018
9h-10h30 Ateliers en parallèle (Présentation des papiers sélectionnés, au lounge et en salles D1, D2, D3, D4 ; 12 rue Jean Antoine de Baïf, 75013 Paris, 1er étage)
10h30-11h Pause-Café, bâtiment D
11h-12h30 Ateliers en parallèle (Présentation des papiers sélectionnés, en salles D1, D2, D3, D4)
12h30 Repas à l’ESSpace (Restaurant solidaire à proximité de l’IAE de Paris)
14h-15h Table ronde 1 – S’organiser collectivement pour plus de soutenabilité : Témoignages d’acteurs engagés (Lounge, 11 rue Watt, 75013 Paris) Animation : Géraldine Schmidt, professeure IAE de Paris

Participants : • Jacky Blanc, ancien président du directoire de la nef, cofondateur et membre actuel de la gérance de la Foncière, Terre de liens • Fanélie Carrey-Conte, directrice pôle coopération, Enercoop • Anne Lechêne, Ecolieu La ferme de Chenèvre, Réseau des Oasis du mouvement Colibri
15h-16h Table ronde 2 – Comment (re)penser la relation acteurs/chercheurs sur le champ de l’ESS ? (Lounge, 11 rue Watt, 75013 Paris) Animation : Amina Bécheur, professeure à l’Université Paris-Est Marne-la-Vallée

Participants : • Emmanuelle Maudet, responsable études et prospectives, France Active. • Christine Chognot, adjointe au directeur général, Uniopss • Lionel Maurel, Directeur Adjoint Scientifique à l’INSHS, Auteur du blog S.I.Lex, membre de la Coop des Communs
16h à 16h30 Clôture des rencontres Suivies d’un pot convivial !

 

Programme détaillé des ateliers :

Lundi 10 décembre 2018 de 16h à 17h30
Atelier 1 : Culture et numérique comme biens communs (salle D1)

• Laura Aufrère, « Communs culturels et nouveaux modèles organisationnels » • Mélissa Boudes, Müge Ozman et Guillaume Compain, « Le « supra-commun » comme support au coopérativisme de plateforme ? » • Lionel Maurel, « Les communs numériques sont-ils condamnés à devenir des « communs du capital » ? » • Patricia Gontier, Stéphanie Havet-Laurent et Christophe Dansac, « Translation sémantique ou changement de modèle économique : biens communs et mode de gouvernance. Le cas des associations du spectacle vivant »

Atelier 2 : Formes d’organisations, marché et soutenabilité (salle D2)

• Salima Salah Mansour et Bélaid Abrika, « Le rôle de l’ESS dans la labellisation des produits du terroir en kabylie : illustration par l’association des figuiculteurs de la wilaya de Bejaia » • Adrien Laurent, Pierre Garaudel, Géraldine Schmidt et Philippe Eynaud, « Civil Society MetaOrganizations and Legitimating Processes. The case of the addiction field in France » • Thierry Brugvin, « La gouvernance coopérative de la production : la régulation du marché par les coopératives de producteurs »

Atelier 3 : Apprentissages de la durabilité (salle D3)

• Mickaël Landemaine, « Une épistémologie du SUD : quels apports et quelles incitations pour le secteur associatif dans une perspective de transformation vers davantage de soutenabilité » • Christine Chognot, « Les associations et l’invention d’une société durable » • Elisabetta Bucolo et Vincent Lhuillier, « Les gratiferias, des organisations alternatives d’économie sociale et solidaire au service de la transition écologique et sociale »

Atelier 4 : Entrepreneuriat soutenable (salle D4)

• Frédéric Annette et Jérôme Gardody, « L’intrapreneuriat social et solidaire : impact et changement d’échelle au service de la soutenabilité des organisations de l’ESS et du territoire » • Laura Aufrère, Philippe Eynaud, Olivier Gauthier et Corinne Vercher-Chaptal, « Entrepreneuriat, gestion des communs et soutenabilité : le cas d’un projet de supermarché coopératif » • Meryem Kabbaj et L. Allen, “Realizing the potential of social entrepreneurship through policy reflection: a critical typology of organizational forms for Moroccan social entrepreneurs”

Atelier 5 : Groupe de recherche thématique AGRH (Lounge) • Participants au Groupe de recherche thématique

 

Mardi 11 décembre 2018 de 9h à 10h30

Atelier 6 : L ’organisation des pratiques participatives, démocratiques et délibératives (salle D1)

• Matthieu Battistelli, « La gestion des hiérarchies induites par la démocratisation de l’entreprise : le cas de l’entreprise Mobil wood » • Emilie Lanciano et Séverine Saleilles, « L’action démocratique comme enquête. Analyse pragmatiste de la construction démocratique dans une SCIC émergente » • Camille Boullier, « L’entreprise autogérée, commun du travail et travail soutenable ? »

Atelier 7 : Apprentissages de la soutenabilité sociale (salle D2)

• Philippe Colautti, « Les groupes d’expression comme facteurs d’émergence de compétences politiques et de promotion d’un projet associatif durable » • Jerémie Colomes, « Les dispositifs participatifs dans le cadre de la mise en place des politiques publiques en ESS : l’exemple de la Nouvelle-Aquitaine » • Jacqueline de Bony, « A quel âge apprend-on les pratiques sociocratiques ? Le « cercle » sociocratique aux Pays-Bas et en France » • Thomas Marshall et Anne Carbonnel, « De l’initiative citoyenne à l’entrepreneuriat solidaire : quelle appropriation de la gouvernance par cercle sociocratique »

Atelier 8 : Gouvernance et territoire (salle D3)

• Georges Yaovi Alakpa et Alexandrine Lapoutte, « Résilience organisationnelle et gouvernance alimentaire » • Maud Hirczak, Julien Maisonnasse, Francesca Petrella et Nadine Richez-Battesti, « Coopératives et (re)territorialisation durable des activités économiques ? Une étude de cas sur deux coopératives en PACA » • Olivier Boissin, Hervé Charmettant, Jean-Yves Juban, Yvan Renou, « Coopération « dans » et « en dehors » de l’entreprise : l’articulation interne/externe vue à travers les Scop et les Scic »

Atelier 9 : RH, Ethique et RSE au service de la soutenabilité (salle D4)

• Christophe Maurel et François Pantin, « Les démarches RSE dans les Scop : entre finalité et moyen d’une performance coopérative » • Laëtitia Lethielleux et Caroline André, « La soutenabilité du modèle SCIC : le cas des groupements d’employeurs » • Khoudia Guèye, Elise Marcandella, Delphine Wannenmacher, « La théorie de l’activité et la RAPéth au secours de la coopération dans un PTCE » • Raphaële Peres, « Statut associatif des pôles de compétitivité et Business model de l’ESS, pour un nouveau modèle des pôles »

Atelier 10 : Rendre compte, évaluer : quels enjeux pour la soutenabilité ? (Lounge)

• Pascal Glémain et Karine Féniès-Dupont, « Evaluer les conditions d’amélioration des bonnes pratiques des entreprises sociales et solidaires : le défi de la démarche au service de la soutenabilité » • Mathias Guérineau et Julien Kleszczowski, « Les enjeux du financement de l’innovation sociale par les dispositifs hybrides : le cas des contrats à impact social » • Dominique Carry, « Economie collaborative et mobilité durable : une innovation sociale au profit des acteurs du marché ? » • Ingrid Fasshauer, « Les enjeux du contrôle de l’économie collaborative »

 

Mardi 11 décembre 2018 de 11h à 12h30

Atelier 11 : Construction de réponses durables aux nouveaux enjeux sociétaux (salle D1)

• Olivier Cristofini, “When Climate Change Brings State and Market Together: Institutional Complexity, Hybridization and the Discursive Dynamics around the Practices of Servitization” • Elen Riot, « Coopératives et monde de la recherche » • Antoine Rieu, « Les Joint-Ventures Sociales (JVS) dans l’insertion par l’activité économique : potentiel d’un modèle en tensions »

Atelier 12 : Les formes de gouvernance multi-parties prenantes et inclusives (salle D2)

• Monique Combes-Joret, « La soutenabilité des ESAT. Quels modèles d’organisation garant des droits des personnes en situation de handicap ? » • Amina Béji-Bécheur, Eric Rémy et Philippe Robert-Demontrond, « Quand les collectifs de citoyens (comme les SCIC, AMAP ou les Coopératives de consommateurs) sont exclusifs ou inclusifs et favorisent l’acculturation ou la résistance à la culture de la sobriété » • Cécile Ezvan, Camille Morel, Sébastien Poulain, « Gouvernance inclusive et alliances inédites : le cas de Mirecourt dans les Vosges analysé sous le prisme des capacités collectives »

Atelier 13 : Gestion en communs des ressources : un renouveau ? (salle D3)

• Mohamed Achir, « La gestion solidaire de l’eau dans les communautés villageoises de Kabylie : pratiques délibératives et éléments de soutenabilité » • Nadine Richez-Battesti, Laurence Dreyfuss, Cyrille Ferraton et Delphine Vallade, « Nouvelles initiatives locales comme biens communs urbains ? Une étude de cas multiples sur trois coopératives » • Amélie Lefebvre-Chombart et Pierre Robert, « Gouvernance en communs et soutenabilité de l’action collective : étude comparative de deux communs sociaux » • Mourad Hannachi, Hervé Dumez et Nathalie Raulet-Croset, « Comment se légitime une alternative à l’opposition Etat-Marché : le cas de l’eau bien commun à Naples »

Atelier 14 : Financement de la soutenabilité (salle D4)

• Laurent Fraisse, « Finances publiques aux associations. Les données publiques non exploitées par les chercheurs et non revendiquées par les têtes de réseau associative » • Eric Bidet et Hyungsik Eum, « Economie sociale et innovation sociale : le cas des Housing Welfare Self-Sufficiency Entreprises en Corée du Sud » • Thibault Cuénoud, « Vers une meilleure efficience socio-économique de la finance responsable : le crowdsourcing comme opportunité sociétale ? » • Jérôme Trotignon, « « LES Clubs Cigales : un commun de la finance territoriale ? Enquête auprès des Clubs Cigales de la Métropole de Lyon »

 

Informations utiles

La conférence aura lieu dans les locaux de l’IAE de Paris : Bâtiment D : 12 rue Jean-Antoine de Baïf, 75013 Paris Bâtiment B : 11 rue Watt, 75013 Paris

Accès : Métro : ligne 14 station Bibliothèque François Mitterrand Tram : ligne 3a station Avenue de France Bus : 62 et 89 station Porte de France

Lounge : Bâtiment B de l’IAE au 11 rue Watt, 75013 Paris

Salles D1, D2, D3, D4 : Bâtiment D de l’IAE au 12 rue Jean-Antoine de Baïf, 75013 Paris

https://gess.sciencesconf.org/

 

Références

POULAIN Sebastien, « Transition écologique : Crois-sens à l’Assemblée nationale », crois-sens.org, 31 octobre 2018, http://crois-sens.org/2018/10/31/transition-ecologique-crois-sens-a-lan/

POULAIN Sebastien, « Réseaux dans la fabrique des territoires », crois-sens.org, 14 novembre 2018, http://crois-sens.org/2018/11/14/reseaux-dans-la-fabrique-des-territoires/

POULAIN Sebastien, « Inform’action pour un Festival UtopiC », crois-sens.org, 27 novembre 2018, http://crois-sens.org/2018/11/27/informaction-pour-un-festival-utopic/

Réseaux dans la fabrique des territoires

Territoires et réseaux
Territoires et réseaux

Camille Morel et Sebastien Poulain, chargés de recherche de Crois-sens, participent le 15 novembre 2018 à un colloque sur les effets des réseaux sur les territoires à Grenoble.

Continue reading « Réseaux dans la fabrique des territoires »

Cœurs de ville : comment les réenchanter ?

Cœurs de ville

Alors que vont être signés des conventions pour le Plan d’Action Cœur de Ville dans les villes moyennes, Marc Desforges signe une nouvelle tribune stratégique pour les réenchanter.

Elle est intitulée « Comment réanimer les CŒURS de ville en améliorant le reste-à-vivre de nouvelles populations ? » et fait le buzz actuellement sur Linkedin : 101 J’aime, 8 commentaires et 18 partages au 31 octobre 2018 !

 

Exemples de commentaire :

« Dans un contexte social perçu comme incertain, l’habitat participatif pourrait constituer une alternative, un autre monde de penser le logement à condition que ces projets ne servent pas à la marge ou à destination de quelques privilégiés ! Une chose est sure, la « participation » devient pour les collectivités locales un impératif de la cohésion sociale et du développement urbain durable et solidaire. » (Hadjira Farzad, Directeur du développement économique, de l’emploi et de l’innovation à la Mairie de Nanterre)

« Une belle idée qui mérite d’être creusée. La force du collectif peut nous permettre de relever nombre de défis. Le concept présenté ici d’« entrepreneur du bien vivre », nouvel hybride qui crée son emplois à fort impact social local, va beaucoup plus loin que le « concierge de quartier ». Il ne s’agit plus de gérer des services mais bien de créer de l’impact. Très intéressant. Marc, comment prévoyez-vous d’évaluer / mesurer les impacts ? Quels sont vos indicateurs ? » (Joris Gaudion, Fondateur de Rue Des Idées)

Un dernier commentaire sur notre philosophie cœurs de ville :
« approche intéressante en ce qu’elle met en lumière une nouvelle vision du concept croissance …et qu’elle doit avant tout permettre une réappropriation par les habitants de ce qu’est le lien social…. » (Denis Heftre, Président du Groupe ADH conseil en ressources humaines)

 

A lire ici.

 

Cela coïncide parfaitement avec la nouvelle que nous venons d’avoir à propos de Nanterre où nous allons pouvoir déployer notre projet « Bien-Vivre Maintenant ». A lire ici.

 

Bonne lecture !

 

Références :

DESFORGES Marc, « Comment réanimer les CŒURS de ville en améliorant le reste-à-vivre de nouvelles populations ? », linkedin.com, 25 octobre 2018, https://www.linkedin.com/pulse/comment-r%C3%A9animer-les-c%C5%93urs-de-ville-en-am%C3%A9liorant-le-marc-desforges/

DESFORGES Benjamin, « Crois/Sens fait partie du groupement lauréat du projet d’aménagement des Tours Aillaud à Nanterre La Défense », crois-sens.org, 30 octobre 2018, http://crois-sens.org/2018/10/30/crois-sens-fait-partie-du-groupement-laureat-du-projet-damenagement-des-tours-aillaud-a-nanterre-la-defense/

Cœurs de ville

 

Dr Sebastien Poulain

Chargé de recherche Crois-sens

Sebastien Poulain
Sebastien Poulain

Interprétation de l’AMI « Territoires d’Innovation et de Grande Ambition » par Frédéric Gilli et Marc Desforges

Séminaires SmartCitizens
Séminaire SmartCitizens 15 juin 2017

Nous avons récemment présenté les séminaires SmartCitizens, et rendu compte de l’intervention du 13 juin 2017 d’Olliver Lenot, responsable du programme « Territoires d’Innovation de Grande Ambition » à la Caisse des Dépôts et Consignations, venu nous présenter les enjeux de cet AMI . Il s’agit présentement de rendre compte des réactions de Frédéric Gilli (fondateur-directeur associé de l’Agence Grand Public) et Marc Desforges (président-fondateur de Crois-Sens).

Leurs trois interventions ffilmées sont ici.

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Ollivier Lenot de la Caisse des Dépôts explique les enjeux de l’AMI « Territoires d’Innovation et de Grande Ambition »

Séminaire SmartCitizens
Séminaire SmartCitizens

Le séminaire du 13 juin 2017 aura été l’occasion de réunir une quinzaine de participants autour d’Olliver Lenot, responsable du programme Territoires d’Innovation à la Caisse des Dépôts et Consignations, venu nous présenter les enjeux de l’AMI « Territoires d’Innovation et de Grande Ambition ».

Son intervention filmée est ici.

 

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