Loi Pacte et évaluation du bien-vivre au Forum international pour le bien-vivre de Grenoble

Loi Pacte et évaluation du bien-vivre au Forum international pour le bien-vivre de Grenoble

 

C’est un objectif fondamental de Crois-sens : trouver un moyen de faire une évaluation du bien-vivre.

Marc Desforges (Président de Crois-sens), Camille Morel (chargée de recherche) et Sandrine Tobie (entrepreneuse du bien-vivre à Lyon) étaient justement présents au Forum international pour le bien-vivre de Grenoble du 6, 7 et 8 juin dont le sous-titre était « Richesse, bonheur : quels indicateurs pour inventer demain ? » et le programme extrêmement riche peut être retrouvé ici.

2 vidéos de présentation du forum :

Plus précisément, ils ont participé à un atelier intitulé « Vers la paix économique : quand le social et l’environnemental ne sont plus des « à côté » de la production » qui faisait partie de « Parcours 3 : Coopérer, définir collectivement ce qui compte, agir pour transformer. » de 11h00-12h30 puis 13h30-15h45 le 8 juin 2018 dont voici la présentation :

« Placer l’intérêt des générations futures au cœur de l’activité des entreprises, évaluer leur contribution aux besoins des populations, tisser le lien entre changement individuel et changement social à partir de l’exemple du BNB, devenir un acteur positif de son environnement : voilà les axes qui guident aujourd’hui la manière de penser l’entreprise pour les participants de cet atelier.

Ce « carrefour des expériences » mobilisant des acteurs socioéconomiques de différents horizons permettra aux participants d’assister à 3 témoignages sur les 4 proposés et d’échanger autour de réalisations concrètes visant à penser différemment la contribution productive au bien commun. Pourquoi produire et de quelle manière ? Comment intégrer au cœur de l’activité d’autres logiques d’action et d’évaluation ? »

Les intervenant.e.s étaient :

  • Sylvain Boucherand, B & L évolution qui conseille les entreprises, collectivités et campus dans leur démarche de durabilité, et plus particulièrement sur les stratégies d’Innovation et création de valeur, démarches RSE, ODD, Énergie, Biodiversité et dialogue parties prenantes.
  • Anne Della Vecchia & Delphine Delanaoy, Fabrique Spinoza qui est un « think-tank économique et politique multi-partisan dont la mission est de redonner au bonheur sa place au cœur de notre société »
  • Marc Desforges, Crois-sens.org
  • Edouard Payen, Centre BNB France qui réfléchit principes du ​Bonheur National Brut

Les animateurs.trices étaient :

Hugues Poissonier et NhuTuyen Le qui font partie de la chaire Mindfulness, bien-être au travail et paix économique de la ComUE Grenoble Alpes

Il a été largement question du projet de loi PACTE : Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises. Rappelons que l’examen de ce projet de loi a débuté le mercredi 5 septembre 2018 à l’Assemblée nationale. Voici plusieurs mesures dont il a été question dans la presse :

  • L’intéressement et la participation encouragés
  • La Française des jeux et le groupe ADP privatisés
  • Le nombre de salariés dans les conseils d’administration revu à la hausse
  • Les investissements étrangers plus encadrés
  • Une certification facultative pour les cryptomonnaies……

On voit que le « bien-vivre » n’est pas au centre du projet et c’est dommage ! Le projet n’intègre pas non plus la préconisation du rapport Notat-Sénard, remis au gouvernement le 9 mars 2018, de reconnaître dans la loi le statut d’entreprise à mission (inspirés de la « SOCIÉTÉ À OBJET SOCIAL ÉTENDU » théorisée par des chercheurs de l’école des Mines), qui devrait, outre cette inscription dans ses statuts, se doter d’un comité d’impact, faire mesurer cet impact par un tiers et publier une déclaration de performance extra-financière.

Mais il prévoit bien de modifier l’article 1833 du Code civil « pour affirmer la nécessité pour les sociétés de prendre en considération les enjeux sociaux et environnementaux inhérents à leur activité » ainsi que l’article 1835 du Code civil afin que « les sociétés puissent se doter d’une raison d’être dans leurs statuts ». Affaire à suivre tant qu’il n’y a pas eu adoption !

Notons que l’article 29 prévoit aussi de revoir la loi ESS sur la définition de l’utilité sociale et l’agrément ESUS. Il y aura peut-être aussi possibles des micro dons à l’ESS de la part des TPE.

Camille Morel et Sandrine Tobie reviennent sur ce forum important dans un article intitulé « Indicateurs du bien-vivre au Forum international pour le bien-vivre de Grenoble » où elles relatent ce qu’elles ont pu y voir et ce que nous sommes venus y faire.

Mais c’est un travail collectif en cours qui attend les idées de chacun !

 

Sebastien Poulain

Chargé de recherche Crois-sens

Sebastien Poulain
Sebastien Poulain

 

Références :

Forum international pour le bien-vivre de Grenoble de 2018, https://bienvivre2018.org/

Fabrique Spinoza http://fabriquespinoza.fr/

« Les dix principales mesures du projet de loi Pacte, qui vise à « donner aux entreprises les moyens de croître » », 06/09/2018 | 08:39 https://www.francetvinfo.fr/economie/entreprises/les-dix-principales-mesures-du-projet-de-loi-pacte-pour-aider-les-entreprises-a-se-developper_2926443.html

Synthèse des travaux lors du Forum international pour le bien-vivre de Grenoble de 2018, https://bienvivre2018.org/wp-content/uploads/2018/11/Restitution-BV2018_web.pdf

ABHERVE Michel, « Loi PACTE : L’article 29 prévoit de revoir la loi ESS sur la définition de l’utilité sociale et l’agrément ESUS », blogs.alternatives-economiques.fr, 27/08/2018, https://blogs.alternatives-economiques.fr/abherve/2018/08/27/loi-pacte-l-article-29-prevoit-de-revoir-la-loi-ess-sur-la-definition-de-l-utilite-sociale-et-l-agrement-esus

BRENGUIER Agathe et MOREL Camille, « Expérimentation innovante en matière de santé et nutrition à Mirecourt », bien-vivre-maintenant.fr, 19 novembre 2018, https://bien-vivre-maintenant.fr/territoires/grand-est/mirecourt/experimentation-innovante/

BRENGUIER Agathe, « Le Festival Utopic & Co 2018 célèbre sur le bien-vivre sur le territoire de Mirecourt(-Dompaire) et ses alentours », crois-sens.org, 5 octobre 2018, http://crois-sens.org/2018/10/05/le-festival-utopic-co-2018-celebre-sur-le-bien-vivre-sur-le-territoire-de-mirecourt-dompaire-et-ses-alentours/

COUDERT Gaëlle, « Entreprises à mission : la raison d’être au service de la performance », linfodurable.fr, 27/09/2018, https://www.linfodurable.fr/entreprises/entreprises-mission-la-raison-detre-au-service-de-la-performance-6372

HATCHUEL Armand, LEVILLAIN Kevin, SEGRESTIN Blanche, et VERNAC Stéphane, La « Société à Objet Social Étendu » Un nouveau statut pour l’entreprise, Presses des Mines, 2015, https://books.openedition.org/pressesmines/2343?lang=fr

MOREL Camille et TOBIE Sandrine, « Indicateurs du bien-vivre au Forum international pour le bien-vivre de Grenoble », bien-vivre-maintenant.fr, 7 décembre 2018, https://bien-vivre-maintenant.fr/territoires/auvergne-rhone-alpes/indicateurs-du-bien-vivre/

POULAIN Sebastien, « Capabilités de Amartya Sen : une source d’inspiration majeure pour Crois-sens », crois-sens.org, 7 novembre 2018, http://crois-sens.org/2018/11/07/capabilites-amartya-sen/

Crois/Sens lance la première plateforme citoyenne de promotion du Bien Vivre Maintenant

plateforme Bien Vivre Maintenantplateforme Bien Vivre Maintenant

Alors que 53% des français.e.s ayant un salaire inférieur à 1 200 € reconnaissent ne pas avoir les moyens de consommer des fruits et légumes au quotidien (baromètre du Secours Populaire 2018), il est temps de proposer des outils  pour s’organiser collectivement, dans la convivialité, afin de rendre accessible à tous un Bien Vivre Maintenant. C’est le sens de la plateforme développée par Crois/Sens.

Faciliter la participation citoyenne aux défis du bien-vivre

La plateforme est conçue comme un outil facilitant sur les territoires l’organisation et la communication de défis citoyens collectifs autour des enjeux du bien-vivre, en tirant partie de la force du numérique.

Cet outil s’adresse à tous les citoyen.ne.s, curieux.se.s de se regrouper pour discuter des enjeux du bien-vivre qui les touchent et souhaitant s’organiser pour y trouver une réponse collective. D’ailleurs chacun.e est libre de définir sa définition du bien-vivre en fonction de son territoire et de sa sensibilité. Ainsi un défi peut revêtir autant la forme d’un groupement d’achats de bons produits frais et locaux qu’un système de co-voiturage ou encore la mise en place de bonnes pratiques nutritives pour améliorer son hygiène de vie. L’essence de notre démarche est de créer les conditions d’un accès à un Bien Vivre Maintenant à toutes et tous y compris les plus modestes. Notre démarche non marchande est proposée et suivie par un collectif de chercheur.e.s qui évalue d’une part l’impact des défis sur la santé et la qualité du lien social et d’autre part la méthodologie d’accompagnement des projets.

Comment la plateforme bien-vivre maintenant marche concrètement?

La plateforme constitue le relais numérique d’une mobilisation physique sur les territoires accompagnée par notre entrepreneur.e du bien-vivre. Ce.tte professionnel.le fait le lien entre les besoins individuels et la recherche de solutions collectives. Elle.il met en oeuvre une méthodologie fruit de nombreuses expériences sur différents territoires afin d’aider les citoyen.ne.s à se regrouper, à débattre puis à s’organiser pour déployer une solution collective. Cet accompagnement consiste également à identifier des partenaires locaux de diverses formes (associations, institutions, entreprises) et à la recherche d’un financement adapté à la taille du projet.  Bien Vivre Maintenant permet de créer un défi, de s’y inscrire , d’échanger et organiser des réunions. La clé d’entrée est le territoire à un double niveau local et régional, cette approche permet aux citoyen.ne.s curieux de s’intéresser aux initiatives qui se déroulent à proximité et bien sûr d’y participer. Ainsi un blog territorial et un autre national diffusent régulièrement et synthétiquement des actualités du Bien Vivre Maintenant. Le coup de projecteur concerne aussi bien des défis inspirants, des réflexions sur la méthodologie d’animation des défis, ou encore des conseils  pour promouvoir une meilleure hygiène de vie. Enfin nous avons fait le choix de nous appuyer sur le 1er réseau social afin d’élargir notre audience, chaque territoire est ainsi associé à une page Facebook que nous administrons. Cela permet d’une part d’accéder à une communauté de près de 40 millions d’utilisateurs actifs en France et de s’appuyer sur ses outils  qui font font sa force, vidéos et autres média pour améliorer notre communication autour des défis. Evidemment nos pages sont publiques c’est à dire qu’elles permettent à chacun.ne de prendre connaissance de nos actualités sans obligation de s’inscrire au réseau.

L’exemple du défi 7 jours pour expérimenter un Bien Vivre Maintenant

Le défi est né de l’engouement de plusieurs professionel.le.s de santé pour la thématique du bien-vivre  qui a été célébrée lors d’un événement participatif à Mirecourt (dans les Vosges) en juillet 2018, le Festival Utopic & Co (voir le défi dédié sur la plateforme).

Le but de ce défi est avant tout de créer une émulation autour de la thématique du bien-vivre et de prendre conscience de l’influence de nos choix en matière de d’alimentation, d’activité physique et de rythme de vie sur notre bien-être et nos relations avec les autres au quotidien. Il se compose de 14 conseils à suivre sur une semaine et offre aussi la possibilité aux participant.e.s d’obtenir gratuitement  un bilan bio nutritionnel et des conseils personnalisés  en matière d’hygiène de vie. Dans un second temps, les problématiques de santé repérées grâce au bilan bio nutritionnel de tous les participant.e.s permettront de dégager certains axes sur lesquels agir en priorité pour une meilleure santé à l’échelle du territoire.

En relevant ce défi chaque participant.e amorce une démarche de santé personnelle et participe à une expérience collective qui se veut bénéfique pour le territoire. 

Il vous appartient évidemment de définir votre vision du Bien Vivre Maintenant, Crois/Sens s’engage à travers la plateforme et l’Entrepreneur du Bien Vivre à accompagner cette énergie citoyenne vers des solutions accessibles dans ses territoires partenaires (Mirecourt, Lille, Lyon..) en attendant les prochains (Nanterre, Strasbourg, Dijon, Bordeaux et les villes moyennes..).

Crois/Sens est une Jeune Entreprise Innovante agrée par le Ministère de l’Enseignement Supérieur de la Recherche et de l’Innovation qui oeuvre au développement économique et social du territoire.

Benjamin Desforges

.

Références :

POULAIN Sebastien, « Expressions utopiques : émotions, bilans et projets des festivalier.ère.s UtopiC », bien-vivre-maintenant.fr, 13 février 2019, https://bien-vivre-maintenant.fr/territoires/grand-est/mirecourt/expressions-utopiques/  ‎

LEGRAND Aurélie, « Epicerie participative et solidaire. Quand ce que l’on appelle Utopie, prend vie… grâce à un élan citoyen », bien-vivre-maintenant.fr, 4 février 2019, https://bien-vivre-maintenant.fr/territoires/grand-est/epicerie-participative-e »t-solidaire/

TOBIE Sandrine, « Réparation et nettoyage du corps grâce au jeûne intermittent… », bien-vivre-maintenant.fr, 1 février 2019, https://bien-vivre-maintenant.fr/blogsdefis/territoires/grand-est/reparation-et-nettoyage-du-corps-grace-au-jeune-intermittent/

TOBIE Sandrine, « Pourquoi boire un verre d’eau tiède ou chaude tous les matins en vous réveillant? », bien-vivre-maintenant.fr, 31 janvier 2019, https://bien-vivre-maintenant.fr/blogsdefis/territoires/grand-est/7-jours-pour-experimenter-le-bien-vivre/

TOBIE Sandrine, « Relevez le défi « 7 jours pour expérimenter le bien-vivre! » », bien-vivre-maintenant.fr, 31 janvier 2019, https://bien-vivre-maintenant.fr/defis/relevez-le-defi-7-jours-pour-experimenter-le-bien-vivre/

VICENTE Anne, « Doctorat : réflexion sur des notions de « temps » et de « bien-vivre » », bien-vivre-maintenant.fr, 14 janvier 2019, https://bien-vivre-maintenant.fr/territoires/grand-est/nancy/doctorat-temps-et-bien-vivre/

MOREL Camille et TOBIE Sandrine, « Indicateurs du bien-vivre au Forum international pour le bien-vivre de Grenoble », bien-vivre-maintenant.fr, 7 décembre 2018, https://bien-vivre-maintenant.fr/territoires/auvergne-rhone-alpes/indicateurs-du-bien-vivre/

POULAIN Sebastien, « Bien-vivre doctoral : des ateliers sur la vie sociale et le logement des doctorant.e.s à Nancy », bien-vivre-maintenant.fr, 3 décembre 2018, https://bien-vivre-maintenant.fr/territoires/grand-est/nancy/bien-vivre-doctoral/

MOREL Camille, « Manger bio réduit les risques de cancer ! », bien-vivre-maintenant.fr, 23 novembre 2018, https://bien-vivre-maintenant.fr/non-classe/manger-bio-cancer/

BRENGUIER Agathe et MOREL Camille, « Expérimentation innovante en matière de santé et nutrition à Mirecourt », bien-vivre-maintenant.fr, 19 novembre 2018, https://bien-vivre-maintenant.fr/territoires/grand-est/mirecourt/experimentation-innovante/

MOREL Camille, « Des réunions publiques pour préparer le festival Utopic & Co », bien-vivre-maintenant.fr, 2 novembre 2018, https://bien-vivre-maintenant.fr/non-classe/reunions-publiques-utopic/

BRENGUIER Agathe, « Le Festival Utopic & Co 2018 célèbre sur le bien-vivre sur le territoire de Mirecourt(-Dompaire) et ses alentours », crois-sens.org, 5 octobre 2018, http://crois-sens.org/2018/10/05/le-festival-utopic-co-2018-celebre-sur-le-bien-vivre-sur-le-territoire-de-mirecourt-dompaire-et-ses-alentours/

Transition environnementale : quel rôle pour les citoyens ?

transition environnementale

A l’occasion du colloque « Alter Innovation : pas de transition environnementale sans transformation des représentations et des comportements de chacun », organisé par l’INSEEC à l’Assemblée Nationale le 26 novembre 2018, Marc Desforges et Camille Morel ont participé à la table-ronde « La démocratie est-elle soluble dans l’impératif écologique ? ». Aux côtés de Sarah El Hairy, députée de Loire Atlantique et Eric Pliez, président Samu Social de Paris et DG d’Aurore, nous avons expliqué nos partis et notre méthode pour une transition environnementale et citoyenne.

 

L’un de nos premiers projets de mobilisation citoyenne a été l’opération « Mon Pavillon et Moi » menée à Epinal entre 2015 et 2018, pilotée par Crois-Sens en collaboration avec l’agglomération, les communes de Chavelot et Thaon les Vosges, l’ALEC, … L’objectif était de former des groupements de propriétaires de maisons individuelles dans une commune, qui partageaient les mêmes attentes en matière de rénovation énergétique. Un accompagnement personnalisé et collectif par un agent de terrain local favorisait le regroupement des commandes ce qui permettait de réaliser des économies d’échelles tout en créant du lien entre les membres du groupe. Peu à peu, l’objectif était de monter d’autres projets collectifs : des groupes de marche, des marchés de producteurs… Ce retour d’expérience nous a été précieux pour forger et améliorer une méthodologie de participation efficace.

En effet, deux méthodes existent pour réussir une transition qu’elle soit écologique, sociale, économique… :

  • soit top-down, impulsée par les élus, règlementaire, contraignante (passe souvent par la fiscalité donc souvent perçue comme « punitive »)
  • soit bottom-up, en cherchant à accompagner les citoyens en travaillant sur la demande, les usages et pratiques et sur leurs représentations et habitudes quotidiennes

La bonne nouvelle : les 2 méthodes sont complémentaires et doivent être utilisées pour repenser la transition environnementale. Crois/Sens ne remet pas en cause le pouvoir et le rôle des élus mais parie davantage sur l’implication citoyenne comme moteur d’un changement plus rapide et efficace. La méthode bottom-up que nous avons mise au point permet par une approche partant de l’engagement citoyen, de les impliquer dans l’action et d’en faire les acteurs locaux d’une transition plus légitime et mieux réussie. La capacité d’agir est la clé.

Quand des taxes ou réglementations sont imposées sans concertation et sans explication « par le haut », les citoyens ne les comprennent pas, y sont réfractaires, voire ne peuvent les appliquer car la fiscalité n’est pas adaptée à des modes de vie individuel et collectif qui n’ont pas encore effectué cette transition qui touche toutes les sphères (professionnelle, logement, énergie, santé, alimentation…). La transition doit se faire progressivement et globalement, de manière transversale. La justice environnementale va de pair avec la justice sociale.

Défis à relever : Notre première expérience, et celles que l’on mène depuis (ainsi que la littérature scientifique), montrent une grande difficulté des citoyens à s’engager dans des processus innovants par manque de confiance, de temps, d’intérêt face à une offre compliquée et multiple. Il faut trouver des nouvelles manières les moins brutales possibles pour les accompagner dans cette transition :

  1. Faire le pari du collectif pour trouver des réponses individuelles: à plusieurs, on va plus vite plus loin
  2. Passer du temps à débattre pour trouver un sens commun avant de se mettre en action et pouvoir créer du collectif. L’opération MPEM nous a fait prendre conscience de l’importance de garder une forme d’échanges et de débats tout au long du projet pour éviter qu’une fois le projet initial terminé, les groupements se disloquent et repartent vers des actions/intérêts individuels
  3. Commencer par des thématiques sur lesquelles les citoyens ont le sentiment d’avoir du pouvoir d’agir et d’avoir des retours individuels. L’expérience MPEM, issue d’un premier débat en 2015 à Epinal sur les conditions du bien-vivre, nous a appris que si la thématique qui avait été choisie au départ par les habitants était la rénovation, ils cherchaient des réponses immédiates à leurs besoins. Il nous apparaît donc maintenant essentiel de commencer par une thématique plus proche des citoyens : la santé, via l’alimentation et l’activité sportive. On s’intéresse à la santé globale qui vise à améliorer l’ensemble des conditions de vie : la santé physique mais également psychique, son insertion sociale, sa capacité d’agir, son impact environnemental, … Une fois les citoyens mobilisés autour d’un sujet, ils pourront être sensibilisés à des thématiques pour lesquelles la transition se fera à plus long terme : rénovation énergétique, mobilité, …

Notre proposition : cette méthode en trois temps (inform’action : temps du débat, cré’action : temps de l’expérimentation ; activ’action : déploiement) peut s’adapter à tous les domaines de la transition environnementale afin d’accompagner les citoyens dans le changement de leur pratiques et représentations. L’objectif est de partir de leurs habitudes, valeurs et besoins pour construire ensemble des projets accessibles à partir des ressources locales. Pour les accompagner dans cette transition environnementale, nous avons conçu un nouveau métier : « Entrepreneur du bien-vivre », un agent de terrain formé par Crois/Sens à l’animation du territoire, à l’identification et l’accompagnement de projets porteur de sens. Une première promotion de 4 personnes a eu lieu en 2018 qui poursuivent leur formation avant de s’immerger dans les territoires dans lesquels elles ont envie de s’investir et se sentent légitimes. Une deuxième formation sera lancée en 2019 afin de former de nouveaux EBV capables d’intervenir et de s’adapter sur chaque territoire.

L’engagement des citoyens dans une véritable transition durable ne va pas de soi, il leur faut du temps et surtout comprendre le sens de ce qui leur est demandé : ils ont un rôle à jouer dans cette transition ! La formation de personnes capables d’accompagner les citoyens dans les problématiques qu’ils rencontrent dans chaque territoire est l’une des clés de la réussite.

En conclusion, il y a besoin d’une réorganisation globale du système de décision et d’action/une rupture systémique, notamment en redéfinissant le rôle de l’élu dans le système d’acteurs qui doit guider et orienter (en donnant l’exemple) sans être le censeur. Les Entrepreneurs du bien-Vivre, en jouant le rôle de tiers, fluidifient cette transition, s’assurent que tout le monde y participe à la hauteur de ses moyens mais qu’elle n’accentue pas l’injustice socio-spatiale. Enfin, le citoyen redevient le moteur de la démocratie, celui qui impulse et affirme ses choix de société, en les mettant en pratique quotidiennement pour une transition volontaire et non subie.

 

Camille Morel

 

Références :

POULAIN Sebastien, « Inform’action pour un Festival UtopiC », crois-sens.org, 27 novembre 2018, http://crois-sens.org/2018/11/27/informaction-pour-un-festival-utopic/

POULAIN Sebastien, « Transition écologique : Crois-sens à l’Assemblée nationale », crois-sens.org, 31 octobre 2018, http://crois-sens.org/2018/10/31/transition-ecologique-crois-sens-a-lan/

 

Gouvernance inclusive et économie sociale et solidaire


Cécile Ezvan, Camille Morel et Sébastien Poulain interviennent le mardi 11 décembre 2018 de 11h à 12h30 sur le sujet « Gouvernance inclusive et alliances inédites : le cas de Mirecourt dans les Vosges analysé sous le prisme des capacités collectives » dans l’Atelier 12 : « Les formes de gouvernance multi-parties prenantes et inclusives » (salle D2) des 6èmes rencontres GESS (Gestion des Entreprises Sociales et Solidaires)  intitulé « ESS, Communs, Organisations alternatives : La gestion solidaire peut-elle fédérer autour d’une plus grande soutenabilité ? » organisé par l’IAE Paris les 10 et 11 décembre 2018.

Voici le programme :

Lundi 10 décembre 2018
9h30-12h Atelier doctoral (salles D1 et D2) – Animation : Nathalie Lallemand-Stempak
9h30-11h30 Atelier ouvrage GESS 2017 (salle D3)
11h30-12h30 Réunion des organisateurs (salle D3)
13h15-13h45 ACCUEIL DES CONGRESSISTES A l’IAE DE PARIS (Bâtiment B, lounge, 11 rue Watt, 75013 Paris) Métro Bibliothèque François Mitterrand ou tramway Avenue de France
13h45-14h Mots d’accueil, Eric Lamarque, Directeur de l’IAE de Paris et Nathalie Raulet-Croset, professeure à l’IAE de Paris (Lounge)

14h-15h30 : Séance plénière d’ouverture (Lounge) – Animation : Philippe Eynaud
• Jean-Louis Laville : De l’économie solidaire à la gestion solidaire • Genauto Carvalho de França Filho : Gestion solidaire et soutenabilité sociale • Corinne Gendron : Gestion solidaire et soutenabilité environnementale • Corinne Vercher-Chaptal : Gestion solidaire, soutenabilité et gestion des communs
15h30-16h Pause-Café, Lounge
16h-17h30 Ateliers en parallèle (Présentations des articles sélectionnés, au lounge et en salles D1, D2, D3, D4 ; 12 rue Jean Antoine de Baïf, 75013 Paris, 1er étage)
19h Accueil aux « Grands Voisins » avec une présentation de « Plateau-Urbain » coopérative d’urbanisme temporaire, par Simon Laisney, directeur général-fondateur (74 Avenue Denfert-Rochereau, 75014 Paris – Station Denfert Rochereau)
19h30 Repas aux « Grands Voisins » (inscription obligatoire)

Mardi 11 décembre 2018
9h-10h30 Ateliers en parallèle (Présentation des papiers sélectionnés, au lounge et en salles D1, D2, D3, D4 ; 12 rue Jean Antoine de Baïf, 75013 Paris, 1er étage)
10h30-11h Pause-Café, bâtiment D
11h-12h30 Ateliers en parallèle (Présentation des papiers sélectionnés, en salles D1, D2, D3, D4)
12h30 Repas à l’ESSpace (Restaurant solidaire à proximité de l’IAE de Paris)
14h-15h Table ronde 1 – S’organiser collectivement pour plus de soutenabilité : Témoignages d’acteurs engagés (Lounge, 11 rue Watt, 75013 Paris) Animation : Géraldine Schmidt, professeure IAE de Paris

Participants : • Jacky Blanc, ancien président du directoire de la nef, cofondateur et membre actuel de la gérance de la Foncière, Terre de liens • Fanélie Carrey-Conte, directrice pôle coopération, Enercoop • Anne Lechêne, Ecolieu La ferme de Chenèvre, Réseau des Oasis du mouvement Colibri
15h-16h Table ronde 2 – Comment (re)penser la relation acteurs/chercheurs sur le champ de l’ESS ? (Lounge, 11 rue Watt, 75013 Paris) Animation : Amina Bécheur, professeure à l’Université Paris-Est Marne-la-Vallée

Participants : • Emmanuelle Maudet, responsable études et prospectives, France Active. • Christine Chognot, adjointe au directeur général, Uniopss • Lionel Maurel, Directeur Adjoint Scientifique à l’INSHS, Auteur du blog S.I.Lex, membre de la Coop des Communs
16h à 16h30 Clôture des rencontres Suivies d’un pot convivial !

 

Programme détaillé des ateliers :

Lundi 10 décembre 2018 de 16h à 17h30
Atelier 1 : Culture et numérique comme biens communs (salle D1)

• Laura Aufrère, « Communs culturels et nouveaux modèles organisationnels » • Mélissa Boudes, Müge Ozman et Guillaume Compain, « Le « supra-commun » comme support au coopérativisme de plateforme ? » • Lionel Maurel, « Les communs numériques sont-ils condamnés à devenir des « communs du capital » ? » • Patricia Gontier, Stéphanie Havet-Laurent et Christophe Dansac, « Translation sémantique ou changement de modèle économique : biens communs et mode de gouvernance. Le cas des associations du spectacle vivant »

Atelier 2 : Formes d’organisations, marché et soutenabilité (salle D2)

• Salima Salah Mansour et Bélaid Abrika, « Le rôle de l’ESS dans la labellisation des produits du terroir en kabylie : illustration par l’association des figuiculteurs de la wilaya de Bejaia » • Adrien Laurent, Pierre Garaudel, Géraldine Schmidt et Philippe Eynaud, « Civil Society MetaOrganizations and Legitimating Processes. The case of the addiction field in France » • Thierry Brugvin, « La gouvernance coopérative de la production : la régulation du marché par les coopératives de producteurs »

Atelier 3 : Apprentissages de la durabilité (salle D3)

• Mickaël Landemaine, « Une épistémologie du SUD : quels apports et quelles incitations pour le secteur associatif dans une perspective de transformation vers davantage de soutenabilité » • Christine Chognot, « Les associations et l’invention d’une société durable » • Elisabetta Bucolo et Vincent Lhuillier, « Les gratiferias, des organisations alternatives d’économie sociale et solidaire au service de la transition écologique et sociale »

Atelier 4 : Entrepreneuriat soutenable (salle D4)

• Frédéric Annette et Jérôme Gardody, « L’intrapreneuriat social et solidaire : impact et changement d’échelle au service de la soutenabilité des organisations de l’ESS et du territoire » • Laura Aufrère, Philippe Eynaud, Olivier Gauthier et Corinne Vercher-Chaptal, « Entrepreneuriat, gestion des communs et soutenabilité : le cas d’un projet de supermarché coopératif » • Meryem Kabbaj et L. Allen, “Realizing the potential of social entrepreneurship through policy reflection: a critical typology of organizational forms for Moroccan social entrepreneurs”

Atelier 5 : Groupe de recherche thématique AGRH (Lounge) • Participants au Groupe de recherche thématique

 

Mardi 11 décembre 2018 de 9h à 10h30

Atelier 6 : L ’organisation des pratiques participatives, démocratiques et délibératives (salle D1)

• Matthieu Battistelli, « La gestion des hiérarchies induites par la démocratisation de l’entreprise : le cas de l’entreprise Mobil wood » • Emilie Lanciano et Séverine Saleilles, « L’action démocratique comme enquête. Analyse pragmatiste de la construction démocratique dans une SCIC émergente » • Camille Boullier, « L’entreprise autogérée, commun du travail et travail soutenable ? »

Atelier 7 : Apprentissages de la soutenabilité sociale (salle D2)

• Philippe Colautti, « Les groupes d’expression comme facteurs d’émergence de compétences politiques et de promotion d’un projet associatif durable » • Jerémie Colomes, « Les dispositifs participatifs dans le cadre de la mise en place des politiques publiques en ESS : l’exemple de la Nouvelle-Aquitaine » • Jacqueline de Bony, « A quel âge apprend-on les pratiques sociocratiques ? Le « cercle » sociocratique aux Pays-Bas et en France » • Thomas Marshall et Anne Carbonnel, « De l’initiative citoyenne à l’entrepreneuriat solidaire : quelle appropriation de la gouvernance par cercle sociocratique »

Atelier 8 : Gouvernance et territoire (salle D3)

• Georges Yaovi Alakpa et Alexandrine Lapoutte, « Résilience organisationnelle et gouvernance alimentaire » • Maud Hirczak, Julien Maisonnasse, Francesca Petrella et Nadine Richez-Battesti, « Coopératives et (re)territorialisation durable des activités économiques ? Une étude de cas sur deux coopératives en PACA » • Olivier Boissin, Hervé Charmettant, Jean-Yves Juban, Yvan Renou, « Coopération « dans » et « en dehors » de l’entreprise : l’articulation interne/externe vue à travers les Scop et les Scic »

Atelier 9 : RH, Ethique et RSE au service de la soutenabilité (salle D4)

• Christophe Maurel et François Pantin, « Les démarches RSE dans les Scop : entre finalité et moyen d’une performance coopérative » • Laëtitia Lethielleux et Caroline André, « La soutenabilité du modèle SCIC : le cas des groupements d’employeurs » • Khoudia Guèye, Elise Marcandella, Delphine Wannenmacher, « La théorie de l’activité et la RAPéth au secours de la coopération dans un PTCE » • Raphaële Peres, « Statut associatif des pôles de compétitivité et Business model de l’ESS, pour un nouveau modèle des pôles »

Atelier 10 : Rendre compte, évaluer : quels enjeux pour la soutenabilité ? (Lounge)

• Pascal Glémain et Karine Féniès-Dupont, « Evaluer les conditions d’amélioration des bonnes pratiques des entreprises sociales et solidaires : le défi de la démarche au service de la soutenabilité » • Mathias Guérineau et Julien Kleszczowski, « Les enjeux du financement de l’innovation sociale par les dispositifs hybrides : le cas des contrats à impact social » • Dominique Carry, « Economie collaborative et mobilité durable : une innovation sociale au profit des acteurs du marché ? » • Ingrid Fasshauer, « Les enjeux du contrôle de l’économie collaborative »

 

Mardi 11 décembre 2018 de 11h à 12h30

Atelier 11 : Construction de réponses durables aux nouveaux enjeux sociétaux (salle D1)

• Olivier Cristofini, “When Climate Change Brings State and Market Together: Institutional Complexity, Hybridization and the Discursive Dynamics around the Practices of Servitization” • Elen Riot, « Coopératives et monde de la recherche » • Antoine Rieu, « Les Joint-Ventures Sociales (JVS) dans l’insertion par l’activité économique : potentiel d’un modèle en tensions »

Atelier 12 : Les formes de gouvernance multi-parties prenantes et inclusives (salle D2)

• Monique Combes-Joret, « La soutenabilité des ESAT. Quels modèles d’organisation garant des droits des personnes en situation de handicap ? » • Amina Béji-Bécheur, Eric Rémy et Philippe Robert-Demontrond, « Quand les collectifs de citoyens (comme les SCIC, AMAP ou les Coopératives de consommateurs) sont exclusifs ou inclusifs et favorisent l’acculturation ou la résistance à la culture de la sobriété » • Cécile Ezvan, Camille Morel, Sébastien Poulain, « Gouvernance inclusive et alliances inédites : le cas de Mirecourt dans les Vosges analysé sous le prisme des capacités collectives »

Atelier 13 : Gestion en communs des ressources : un renouveau ? (salle D3)

• Mohamed Achir, « La gestion solidaire de l’eau dans les communautés villageoises de Kabylie : pratiques délibératives et éléments de soutenabilité » • Nadine Richez-Battesti, Laurence Dreyfuss, Cyrille Ferraton et Delphine Vallade, « Nouvelles initiatives locales comme biens communs urbains ? Une étude de cas multiples sur trois coopératives » • Amélie Lefebvre-Chombart et Pierre Robert, « Gouvernance en communs et soutenabilité de l’action collective : étude comparative de deux communs sociaux » • Mourad Hannachi, Hervé Dumez et Nathalie Raulet-Croset, « Comment se légitime une alternative à l’opposition Etat-Marché : le cas de l’eau bien commun à Naples »

Atelier 14 : Financement de la soutenabilité (salle D4)

• Laurent Fraisse, « Finances publiques aux associations. Les données publiques non exploitées par les chercheurs et non revendiquées par les têtes de réseau associative » • Eric Bidet et Hyungsik Eum, « Economie sociale et innovation sociale : le cas des Housing Welfare Self-Sufficiency Entreprises en Corée du Sud » • Thibault Cuénoud, « Vers une meilleure efficience socio-économique de la finance responsable : le crowdsourcing comme opportunité sociétale ? » • Jérôme Trotignon, « « LES Clubs Cigales : un commun de la finance territoriale ? Enquête auprès des Clubs Cigales de la Métropole de Lyon »

 

Informations utiles

La conférence aura lieu dans les locaux de l’IAE de Paris : Bâtiment D : 12 rue Jean-Antoine de Baïf, 75013 Paris Bâtiment B : 11 rue Watt, 75013 Paris

Accès : Métro : ligne 14 station Bibliothèque François Mitterrand Tram : ligne 3a station Avenue de France Bus : 62 et 89 station Porte de France

Lounge : Bâtiment B de l’IAE au 11 rue Watt, 75013 Paris

Salles D1, D2, D3, D4 : Bâtiment D de l’IAE au 12 rue Jean-Antoine de Baïf, 75013 Paris

https://gess.sciencesconf.org/

 

Références

POULAIN Sebastien, « Transition écologique : Crois-sens à l’Assemblée nationale », crois-sens.org, 31 octobre 2018, http://crois-sens.org/2018/10/31/transition-ecologique-crois-sens-a-lan/

POULAIN Sebastien, « Réseaux dans la fabrique des territoires », crois-sens.org, 14 novembre 2018, http://crois-sens.org/2018/11/14/reseaux-dans-la-fabrique-des-territoires/

POULAIN Sebastien, « Inform’action pour un Festival UtopiC », crois-sens.org, 27 novembre 2018, http://crois-sens.org/2018/11/27/informaction-pour-un-festival-utopic/

Smart Région oui mais avec des Smartcitizens !

Smart RégionSmart région

Tout le monde connaît la « Smart city ». Un peu moins la « Smart région » ! Celle de l’Ile-de-France, vise à améliorer le bien-être des citoyens, promouvoir des usages durables, une meilleure inclusion des citoyens… via la « Smart plateforme 2030 » (concentrateur de données, double numérique 3D de la Région, services).

 

Mais attention, pas de « Smart région » sans Smart citizens !

 

Rappel :

Les Smart Citizens sont, pour nous, des citoyens (quel que soit leur métier, leur âge…) qui se rencontrent, échangent, lancent des projets… dans la cité pour améliorer le « Bien-Vivre Maintenant ». Nous travaillons sur la question à la Métropole de Lille, Mirecourt, Epinal

 

C’est d’autant plus important que l’Ile-de-France souhaite candidater à l’appel à manifestation d’intérêts « Territoires d’innovation de grande ambition (TIGA) » en se spécialisant sur le bâtiment ! D’où une politique d’investissement dans les tiers-lieux (230 dont 150 espaces de coworking dans les gares) et un « Mardis de la Smart Région » consacré à l’objectif de « construire et habiter le futur » le 4 décembre.

 

Or, selon nous, il n’y a pas non plus de bâtiment sans Smart Citizens ! D’où le nom de CitéoSquare (le lieu des citoyens) que nous allons aider à créer dans les tours nuage à La Défense Nanterre et bien d’autres lieux !

 

 

Sebastien Poulain

Chargé de recherche Crois-sens

 

Références :

 

BARBARIN Anne, « Crois-Sens expérimente le programme « Mon Pavillon et Moi » pour une massification de la demande en rénovation énergétique de maisons individuelles – Epinal (Vosges) », crois-sens.org, 28 septembre 2018, http://crois-sens.org/2018/09/28/crois-sens-experimente-le-programme-mon-pavillon-et-moi-pour-une-massification-de-la-demande-en-renovation-energetique-de-maisons-individuelles-epinal-vosges/

 

BRENGUIER Agathe, « Projet TIGA : Crois-Sens accompagne la Métropole Européenne de Lille dans sa stratégie de territoire « MELtamorphose » », crois-sens.org, 7 septembre 2018, http://crois-sens.org/2018/09/07/projet-tiga-crois-sens-accompagne-la-metropole-europeenne-de-lille-dans-sa-strategie-de-territoire-meltamorphose/

 

BRENGUIER Agathe, « Le Festival Utopic & Co 2018 célèbre sur le bien-vivre sur le territoire de Mirecourt(-Dompaire) et ses alentours », crois-sens.org, 5 octobre 2018, http://crois-sens.org/2018/10/05/le-festival-utopic-co-2018-celebre-sur-le-bien-vivre-sur-le-territoire-de-mirecourt-dompaire-et-ses-alentours/

 

DESFORGES Benjamin, « Crois/Sens fait partie du groupement lauréat du projet d’aménagement des Tours Aillaud à Nanterre La Défense », crois-sens.org, 30 octobre 2018, http://crois-sens.org/2018/10/30/crois-sens-fait-partie-du-groupement-laureat-du-projet-damenagement-des-tours-aillaud-a-nanterre-la-defense/

 

MOREL Camille, « Ollivier Lenot de la Caisse des Dépôts explique les enjeux de l’AMI « Territoires d’Innovation et de Grande Ambition » », crois-sens.org, 24 septembre 2018, http://crois-sens.org/2018/09/24/ollivier-lenot-de-la-caisse-des-depots-explique-les-enjeux-de-lami-territoires-dinnovation-et-de-grande-ambition/

 

POULAIN Sebastien, « Introduction au séminaire SmartCitizens », crois-sens.org, 13 septembre 2018, http://crois-sens.org/2018/09/13/introduction-au-seminaire-smartcitizens/

 

https://www.iledefrance.fr/toutes-les-actualites/smart-region-mettre-les-donnees-numeriques-service-franciliens

 

https://www.iledefrance.fr/tous-les-evenements/les-mardis-de-la-smart-region-construire-habiter-le-futur-ameliorer-la-qualite-de-vie-franciliens